Les Vignobles Nadau,
150 ans d’histoire
Née dans les vignes
Je m’appelle Emilie et je suis née au début des années 80. C’était l’hiver, au début des années 80. Dehors, les hommes de la famille étaient en pleine taille de la vigne. Les femmes, elles, s’affairaient à mettre les sarments par terre au milieu des rangs ou à habiller les bouteilles de vin destinées à la vente. C’est dans ce décor, au rythme des saisons et du travail de la terre, qu’est née la cinquième génération de vignerons de la famille Nadau.
Deux exploitations, une même passion
À l’époque, deux propriétés distinctes portaient l’héritage familial. D’un côté, le « Château Gillet » à Faleyras, du côté paternel. De l’autre, le « Domaine de Maucru » à Cantois, du côté maternel. Deux exploitations, deux terroirs, mais une seule et même passion transmise avec détermination de génération en génération.
Les anciens ne comptaient ni leur temps ni leur peine. Parmi eux, deux grands-pères au caractère bien trempé — Papi Hugues et Papi Jeannot — et une arrière-arrière-grand-mère, Marie, dite Amée, dont on raconte encore qu’elle n’hésita pas à réveiller un notaire en pleine nuit pour faire casser un acte de sous-seing en faveur de la famille. Le caractère, ici, se transmet aussi bien que le savoir-faire.
1999 : la naissance des Vignobles Nadau
Quand les deux grands-pères ont pris leur retraite, en 1999, les deux exploitations ont naturellement fusionné pour n’en former qu’une seule : les Vignobles Nadau. Un nouveau chapitre s’ouvrait alors, porté par la quatrième génération, bien décidée à développer l’entreprise tout en préservant l’âme de ce qui avait été bâti avant elle.
Le domaine viticole a grandi, les installations se sont modernisées, les marchés se sont ouverts à l’international. Mais l’essentiel est resté intact : le lien à la terre, le soin apporté à chaque parcelle du vignoble, et cette fierté tranquille de produire du vin dans un coin de Gironde où la famille est enracinée depuis plus d’un siècle.
La cinquième génération prend le relais
Grandir dans cette ambiance familiale, sous le regard bienveillant de plusieurs générations de travailleurs amoureux de la terre et du vin, ça laisse des traces. Des traces profondes, de celles qui orientent une vie entière.
Reprendre le flambeau n’a pas été un choix raisonné. C’était une évidence, quelque chose de viscéral. Aujourd’hui, c’est en couple que la cinquième génération s’efforce, chaque jour, de pérenniser cette entreprise familiale avec la même détermination et la même passion pour ce merveilleux métier de vigneron.




